La dépression ou la fracture de l’âme…

Pour avoir eu  à me débattre moi-même corps et âme dans les souches les plus sombres de cette ‘maladie’, je peux vous assurer qu’elle arrivera réellement à sa fin: devenir d’ici 2030 le principal facteur contribuant à la maladie dans les pays à revenu élevé¹.

La dépression est passée, en quelques années, d’un sujet tabou et inconnu à la vedette des maladies mentales.  En 2002, 6 canadiens sur 100 prenait des anti-dépresseurs.  Il a fallu à peine 6 ans pour doubler le nombre de consommateurs et il ne cesse de croitre aujourd’hui.

Les spécialistes ont découverts que la dépression affecte l’activité des neurotransmetteurs, dont les trois plus connus: la sérotonine, la norépinéphrine et la dopamine, entre autres.

Bravo, nous avons maintenant une gamme d’inhibiteur et d’antidépresseur qui sont prescrits pour stabiliser la ‘maladie’.  Pourtant, la dépression est récurrente chez plusieurs et un taux élevé de gens traités font plusieurs rechutes et ce, malgré le traitement et le ‘contrôle’ de ces fameux neurotransmetteurs.

Pourquoi donc?

Bon, commençons par mettre une chose au clair:

Quasiment toutes les activités cérébrales influent sur ces neurotransmetteurs.

La dopamine, à elle seule, influe sur le comportement, la cognition, les fonctions motrices, la motivation, le sommeil ou la mémorisation.  La sérotonine est impliquée dans la régulation de fonctions telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, la douleur ou le contrôle moteur.  Pour ce qui est de la norépinéphrine, elle peut-être responsable d’une décharge d’adrénaline (en cas de stress par exemple) et elle joue un rôle dans l’attention, les émotions ou l’apprentissage.

Le simple fait de ‘Vivre’ votre vie implique une activité cérébrale et neurologique: respirer une fleur, conduire une voiture ou tomber en amour et  il y aura automatiquement des milliards de cellules qui communiqueront entre elles et affecteront vos connections synaptiques ainsi que vos neurotransmetteurs.

Si vous rêvez ( et vous le faites ), la norépinéphrine est en action.  Vous levez le bras et la dopamine s’active dans votre corps.

Tout cela pour dire qu’il est donc évident que cet état de vague à l’âme, de fatigue extrême et de tristesse que l’on appelle ‘dépression’ affecte les neurotransmetteurs.  Un rien les affecte…

Il s’agit de symptômes, de conséquences chimiques, neurologiques et cérébrales évidentes et comme n’importe quelle maladie, il ne s’agit pas d’éliminer les symptômes pour éradiquer le mal…

Il faut traiter la cause, la source de cette souffrance de l’âme et non pas ses conséquences physiques pour s’en sortir vraiment.

Et il est bien là le problème, la solution n’est pas ‘physique’ autant que la cause n’est pas physique, dans la majorité des cas du moins.  Si elle est conséquente à une maladie physique, c’est plutôt la perte des rôles sociaux ou professionnels qui entraînent en réalité un état dépressif.

Personne ne connait la cause exacte de la dépression; voilà pourquoi les rechutes sont si fréquentes.  Il est impossible d’empêcher la croissance de cette maladie de plus en plus dévastatrice.

On ne va pas éradiquer la dépression avec une masse de médicaments comme l’on a fait avec la peste ou la variole…

La dépression n’a pas de cause unique; elle n’est pas une entité unique.  Il est en ce sens dangereux de parler de ‘Dépression’ comme telle.  Nous ne pouvons traiter la dépression comme étant un mot, une maladie en soi.

Si nous ne connaissons pas les causes alors comment ‘guérir’ et soigner la dépression?

En réalité, il y a autant de types de dépression qu’il y a de personnes atteintes.  Nous portons en nous l’unicité de notre dépression et comme personne n’est pareil, aucune dépression ne l’est (du moins dans ses causes).

Vous n’êtes pas plus ‘malade’ en dépression que vous ne l’êtes en état d’extase ou de passion amoureuse.

La dépression est un état d’être. Le mot provient du latin depressio, qui signifie: enfoncement. Votre âme, « votre être », est triste, fatigué, démotivé, effondré et il avertit votre corps physique par tout les moyens détournés (ces fameux ‘débalancements’ des neurotransmetteurs) comme il vous fait chatouiller le ventre lorsque vous pensez à l’être aimé.

Votre âme ‘parle’ à votre corps, en tout temps, et il vous dit ici que votre moi intérieur n’est pas content, qu’il s’enfonce!

Souvenez-vous que l’on a dit que la dépression s’accroît à un rythme éffrèné dans les pays riches.

Trop souvent j’ai entendu ce commentaire venant de personnes en dépression ou déprimé: « J’ai pourtant tout ce que je désire, une bonne carrière, pourquoi donc ce sentiment qui me déchire de l’intérieur? »

C’est qu’il s’agit de votre ‘égo’ ici, et non de votre MOI intérieur, votre vraie personne.  Pour être franc, votre âme n’en a rien à faire de tout cela.

L’égo est ce qui vous identifie en tant que ‘citoyen’ de ce monde.  Votre égo est ce fameux:  » Je suis l’employé de…,  Je suis le fils de…,  Je suis le propriétaire de…,  Je suis le père de… ».  Bref, tout ce qui vous identifie au monde extérieur.

La cause de la dépression est à l’intérieur de vous.

Il s’agit en fait d’une grande mésentante, d’une fracture entre votre MOI réel et profond et ce qui vous identifie à l’extérieur, votre égo.

Votre âme ne se contentant plus d’être « celui ou celle de »…  elle vous arrête et vous met au repos obligé pour remettre en question les faux symboles qui vous identifie au monde extérieur.

De plus, dans une société de consommation comme la notre, il y a des masses de faux symboles.  Une foule d’archétypes deviennent ce que nous pensons être nos propres croyances.  Nous croyons faire ce que nous désirons, mais nous nous éloignons sans le savoir de ce que nous avons de besoin.

Il faut faire la différence entre ‘Ce que je désire’ et ‘Ce que j’ai de besoin’.  Pendant trop d’années nous nous sommes préoccupés de nos désirs, implantés et influencés par la consommation et la réussite sociale.  Par la suite, nous avons laissé tomber l’essentiel, le Vrai: devenir ce que nous sommes et non pas ce que l’on a voulu que l’on soit.

Il faut donc ici se connecter profondément en soi et écouter notre âme fracturée; elle vous dicte clairement comment aiguiller votre égo:

  • « Ai-je vraiment un emploi qui me passionne et m’accomplit en tant qu’humain? »
  • « Suis-je vraiment accompagné des bonnes personnes dans ma vie? »
  • « Ai-je une ‘raison’ qui est la mienne de vivre cette vie? »
  • « Suis-je dans MA voix ou ai-je perdu de vue ce chemin qui devait être mien? »
  • « Ai-je seulement une définition de qui je suis en dehors de ce qui m’identifie au monde extérieur? »
  • « Ai-je évacué de mon inconscient mes traumatismes d’antan ou sont-ils profondément refoulés en moi? »
  • Et cetera

Votre âme vous demande simplement: « Où vas-tu avec tout cela? ».

N’ayant pas réglé cette question depuis trop longtemps, la dépression vous poursuit parce qu’elle est en réalité une conséquence à ce manque d’intérêt que vous avez porté à votre âme toute votre vie…

La cause, donc la solution, est en vous.  Elle est souvent plus précise et claire que vous ne voulez l’admettre…  Il vous faudra alors ré-évaluer votre vision d’une vie réussie et satisfaisante.

Êtes-vous prêt à faire ce qu’il faut par contre, ce grand saut dans VOTRE vie réelle?

La vie est courte, trop courte pour s’en tenir uniquement à des accomplissements de votre égo.  Vous êtes plus que votre emploi, que votre maison, que votre conjoint ou conjointe, que votre ‘réussite’ sociale.

Vous êtes une âme unique qui malheureusement poursuit un rêve, un idéal publié par la masse…

Revenez unique et vous trouverez alors la paix intérieure, la vraie, la VOTRE.

Zhedd

¹Centre de données de recherche Canada – Profil de la dépression Clinique au Canada – Fév.2008

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2 réflexions sur “La dépression ou la fracture de l’âme…

  1. Oui notre âme ns parle et parfois ça nous semble trop difficile de l’écouter effectivement. Comme si l’ego était plus fort. J’ai adoré cet article et m’a fait du bien. Merci.

  2. De l’autre coté de l’océan… rempli à l’eau des yeux..

    mon âme m’a parlé…

    Dans un rêve mystérieux je ne pouvais monter au ciel, je me cognais la tête contre un obstacle invisible.
    Mais je me réveillait en m’apercevant que j’avais libéré du sperme..

    des années plus tard, je rencontre un messager… un ange, un enfant dans un adulte qui ne veux pas être enfant. Il réveille en moi un besoin innavoué de partage, et m’abandonne et je pleure 51 heures en un an et demi dans les bras d’un autre ange surnomné Jésus car il aide tout le monde.. il prépare sa maitrise des troubles de l’enfance..
    très gentil par peur de lui même, par peur du jugement, mais il fuit l’intimité plutôt qu’oser dire NON.
    nous plongeons à deux dans une relation hystérique… et nous nous séparons, je fais une psychose qui me révèle la structure de la névrose dans un lien d’insatisfaction..
    Toute une mécanique complexe couple la peur de l’un au désespoir de l’autre.
    Chaque expérience qui nous lie représente de la peur-honte pour lui, du désespoir-abandon pour moi.
    Je crois que voir de la fenêtre de mon centre d’accueil des fusées spatiales qui ne décollent pas est un signe: j’ai compris du coup… mon angoisse de castration..
    castré petit enfant par un représentant de mon père, un curé prônant les valeurs de Jésus, devenu psycho.. « les gens qui aident comme ça tout le monde… c’est qu’ils n’ont pas franchi l’oedipe.. »..
    Cet ange était un transfert parfait pour comprendre le noyau de ma névrose.. le destin me l’a envoyé..

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